Gypaète vient du mot grec gups qui signifie vautour et aétos qui signifie aigle

 

Quel oiseau étonnant que ce grand vautour, dont le plumage va changer de couleur à l'age adulte, pour se parer de couleurs ocres orangées, grâce aux bains de boues (riche en oxydes de fer), qu'il affectionne, un oiseau qui se nourrit essentiellement d'os, qu'il casse en les laissant tomber sur des rochers, quand ils sont trop gros.

Dans la chaîne alimentaire des vautours, le Gypaète barbu arrive en fin de curée, au vautour fauve la carcasse, au moine les tendons, au percnoptère les restes, et au Gypaète les os. Quelle étonnante équipe, dont le rôle de chacun est parfaitement réparti pour nettoyer la nature des dépouilles abandonnées sur les alpages.

D'une envergure impressionnante, près de trois mètres, son vol est d'une fascinante beauté, ses plumes arrières ressemblent à la queue d'un poisson, voilà déjà de quoi bien le reconnaître, sa curiosité, permet aux randonneurs chanceux d'admirer parfois de près son long vol plané. Autre particularité qui le distingue des autres vautours, il peut-être en vol très tôt le matin et tard le soir et peut même voler sous la pluie.

Ce magnifique vautour avait disparut des alpes et c'est grâce à l'action conjointe des parcs nationaux, associations, et partenaires que le Gypaète à réinvesti nos montagnes.

La saison du gypaète.

Tout commence en hiver avec la période des amours et la reproduction, le couple se reforme chaque année, les vols synchrones annoncent les parades dans le froid glacial de décembre, les vols en duo se multiplient, c'est un comportement nuptial habituel. Le couple est généralement fidèle pour la vie (mais il peut y avoir des entorses à cette règle selon certaines études...) En général, les accouplements ont lieux en décembre, un ou deux oeufs peut-être pondu mais un seul poussin sera élevé, la couvaison en janvier/février va donner naissance à un petit gypaéton en mars.

Le petit va rester quatre mois au nid où les parents vont se relayer pour le nourrir.

Le grand horloger de la nature a bien fait les choses.

Cette saison du gypaète c'est que ce que propose humblement les quelques photos de cette galerie, de longues heures d'observations et beaucoup de chances m'ont permis d'assister au premier envol du jeune gypaète Aunos, le premier gypaète né en nature dans le Mercantour depuis cent ans (voir photo ci-dessous envol au départ de l'aire).

Des Gypaètes

et des hommes

un film de :

Mathieu Lelay

                                           © Alain Alary

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